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COMME EN 1951…2007

Mémorial des Maquis de l’Ain et de la Résistance


              19 août 1945 L’Association des Anciens des Maquis de l’Ain présidée par le colonel Romans Petit décide de la création d’un Monument. Une commission est créée. Est élu président de la Commission Maurice Morrier, chef de la Résistance du Bugey. Un Concours national est organisé : 36 équipes ( sculpteur et architecte) présentent un projet. Au premier tour, 5 projets sur 36 sont retenus. Janvier 1947, au deuxième tour, l’équipe lauréate est Charles Machet sculpteur, Noël Albert et Robert Jaine architectes. Le Monument a 18 mètres de haut, assise comprise. Pour sécuriser le faux aplomb sont prévues d’importantes fondations et une sorte de noyau de béton armé.




               La maquette, dite du Concours est au 15°.La photo présentée comporte des ailes, auxquelles il faudra renoncer. Il aurait fallu entailler davantage la roche. Les moyens mécaniques de l’époque ne le permettaient pas à un coût raisonnable et dans les délais impartis.

              Il faut une « devise ». L’avant-veille de la remise des projets, Maria Machet, l’épouse du sculpteur, choisit le dernier vers du Chant du Franc-tireur d’Aragon : Où je meurs renaît la patrie. Parmi les manuscrits du poète se trouve le courrier où le sculpteur demande l’autorisation de le graver. La lettre resta sans réponse. Le Comité donna le feu vert !


  Atelier de Limonest Dans le fond la maquette au 15°, dite du Concours Charles Machet et Jacques Bouillé, élève des Beaux-Arts de Lyon
Sur l'échafaudage
Taille de la tête


               Il faudra 4 ans pour la réalisation. L’inauguration a lieu le 29 juillet 1951. Puis la tombe du maquisard inconnu est mise en place le 29 mai 1954. Le 24 juin 1956, le cimetière est inauguré par le Général de Gaulle.

               Lorsque le sculpteur accompagne le visiteur, il lui fait découvrir l’œuvre en descendant la Nationale 85. L’essentiel du projet, c’est l’arc de cercle qui suggère que les chaînes tombent, que la vie triomphe.